Aménagement d'un cratère dans la Chaîne des Puys

Situé au cœur de la chaîne de Puys, à l’est du Puy de la Goutte et du Puy Chopine et au nord du Pariou, le Puy de Chaumont est un petit volcan entièrement boisé, principalement en résineux. 

Pour tenter de concilier exploitation forestière et révélation des formes volcaniques, le Conseil Départemental a diligenté une étude de valorisation paysagère et sylvicole du volcan (étude financée à 50% par l’Etat). Etude qui préconise l’utilisation de méthodes traditionnelles ou alternatives selon les zones afin de mettre en exergue un cratère jusque-là entièrement boisé et d’en montrer son caractère volcanique.

Chargé de son exploitation, l’Office national des forêts a ainsi entamé des travaux sylvicoles à la fin de l'automne 2018,  afin de déboiser et de mettre en valeur le cratère du Puy de Chaumont dans le cadre de la protection de la Chaîne des Puys-faille de Limagne, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco.

Une ouverture au public du Puy de Chaumont est prévue grâce à la création d’un chemin de randonnée et de plusieurs points de vue sur les volcans voisins.

Le château de Foix fait sa révolution

Classé en 1840 parmi les premiers Monuments Historiques, le Château de Foix accueille chaque année quelques 90 000 personnes. Des visiteurs de plus en plus avides d’interactions et qui souhaitent apprendre en s’amusant. Grâce à ce renouveau du Château de Foix, l’époque médiévale va se vivre pleinement au travers de l’histoire des Comtes de Foix. Dès son arrivée, chaque visiteur se verra doté d’un compagnon de visite (smartphone équipé d’un casque) qui lui délivrera, au gré de ses envies, des contenus audio et numérique (disponible en français, anglais, espagnol, catalan, allemand et néerlandais).

Dès juin 2019 un vaste bâtiment de 2000 m2 situé au pied du château accueillera le nouvel espace muséographique où la modernité, le ludique et l’interactif seront les maîtres mots.

Chacun pourra y découvrir le Moyen-âge à son rythme grâce à des jeux, des contenus interactifs, des reconstitutions et de la réalité augmentée et ceci de l’An Mil à l’accession au trône, en 1607, du dernier Comte de Foix, Henri IV. Conquêtes, alliances, défaites, passions, croyances, chasses, fêtes, légendes… la vie à cette époque n’était pas de tout repos ! Le visiteur aura également la possibilité de s’asseoir à la table du Comte de Foix et de faire un selfie sur son trône.

Sur le rocher, le Château va retrouver son faste d’antan avec un intérieur totalement revu. La vie au XIVème siècle du temps de Gaston Fébus et de sa cour y sera reconstituée. Chaque pièce qu’il s’agisse de la grande salle d’apparat, de la chambre du Comte, de la salle des armes, du scriptorium ou bien encore du cachot va retrouver son aspect d’origine et ses odeurs.

À l’extérieur, les visiteurs pourront découvrir et manier les machines de guerre ou de construction de l’époque à l’échelle 1. Trébuchet, treuil à tambour, pierrière… autant d’ingénieuses inventions qui ont permis au Château de rester dans l’Histoire.

Pour parfaire cette immersion médiévale, des personnages tout droit venus du Moyen-âge proposeront aux visiteurs, dans le château ou sur les terrasses, de participer à des ateliers de maniement des armes, à tailler la pierre, à forger …

Enfin, ce renouveau du Château de Foix s’accompagnera d’une nouveauté de taille dès juillet prochain. Un Escape Game médiéval permettra aux plus joueurs de partir à la recherche du « Trésor des Cathares ».

La fête du mimosa de Tanneron

La fête du mimosa de Tanneron, dans le Var, se tient chaque année le premier dimanche de février. Le village met alors plusieurs jours pour se parer comme il se doit de jaune jusqu’aux volets de la mairie. Le jour J, un marché s’installe sur la place centrale. Les commerçants y proposent des bouquets et sirops de mimosa mais aussi beaucoup de savons, confitures, fromages, bibelots, jouets, bijoux, miel, des expositions artistiques… Des habitants revêtent alors leurs costumes d’autrefois et n’hésitent pas à présenter les danses traditionnelles. Sans oublier une parade et un corso fleuri. Pour profiter de la fête,rendez-vous à Tanneron le 3 février 2019. Reportage complet sur les chemins du mimosa à retrouver dans Balades n°147 (janvier-février 2019).

D'autres fêtes se déroulent un peu partout dans la région à cette époque : sur les 130 km de la route du mimosa qui va de Bormes-les-Mimosas dans le Var à Grasse dans les Alpes maritimes. 

Informations : Office de tourisme intercommunal du Pays de Fayence, www.paysdefayence.com, Place Léon Roux, 83440 Fayence, 04 94 76 20 08.

Office de tourisme de Tanneron, place de la Mairie, 04 93 60 71 73, communedetanneron.fr

Un temple de la gastronomie à Lyon

Sur la Presqu'île de Lyon, les Halles du Grand Hôtel Dieu sont désormais accessibles au public. Neuf artisans et Meilleurs Ouvriers de France proposent leurs produits sur le site de l’ancien hôpital situé dans le 2e arrondissement.

Au bord du Rhône, ces nouvelles Halles, ouvertes 7 jours sur 7, se déploient sous les arches de l'Hôtel-Dieu. Installées sur deux niveaux, elles offrent plus de 1200 m2 de surface commerciale (663m2 en rez-de-chaussée et 631m2 en entresol), entre la cour Sainte Elisabeth au sud et la cour Saint-Henri au nord.

Les commerces alimentaires qui se sont installés sur ce site sont bien connus sur la place lyonnaise : le traiteur Pignol, la fromagerie Mère Richard, la boulangerie Pozzoli, le chocolatier Voisin, la boucherie Trolliet, la poissonnerie Vianey, la Maison de vins Guyot, le primeur Cerise et Potiron et le restaurateur Théodore. Certains sont déjà présents depuis très longtemps aux Halles Bocuse de Lyon... Un demi-siècle après la fermeture des Halles des Cordeliers, un haut-lieu de la gastronomie est de retour au cœur de la Presqu'île de Lyon.

La présence de commerces à l'Hôtel-Dieu n’est pas un fait nouveau, en réalité il y en a toujours eu depuis le XVIIIe siècle. A cette époque, sur le quai de l'hôpital (le quai Jules Courmont actuel), de part et d'autre du vestibule d'entrée au rez-de-chaussée et à l'entresol, des boutiques étaient louées afin d'assurer des revenus au profit des malades. Ces boutiques subsistent jusqu'au milieu du XXe siècle avant d'être remplacées par des services liés à l'hôpital.

En 1828, les architectes Dubuisson et Christôt, architecte des Hospices, dessinent l'élévation du passage de l'Hôtel-Dieu, remplaçant la boucherie sur la rue Childebert et une partie de la rue de l'Hôpital. Il s'agit d'une galerie marchande de cent vingt-six mètres de long, couverte d'une verrière et bordée de boutiques élégantes qui en font un espace de flânerie très apprécié des lyonnais. On y recense un nombre important de bijoutiers et d'horlogers, mais aussi des encadreurs, des imprimeurs, des opticiens, etc. Dès 1841, les boutiques seront louées pour assurer un revenu annuel aux Hospices civils.

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